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Le registre paroissial est tenu par le curé de
la paroisse; on y enregistre les baptêmes, mariages et sépultures survenus dans le
territoire du village. Il existe des registres de confirmation (sacrement de l'église catholique qui confirme la grâce reçue au baptême (1670-1790)).
Les Archives Départementales du Nord à Lille conservent un double des registres de
catholicité qui provenaient du siège de la gouvernance de Lille (actuellement comparable
au Greffe du Tribunal Civil). Cependant il faut déplorer quelques lacunes entre 1780 et
1792. Des lois et décrets ont institué l'enregistrement des baptêmes, mariages et
sépultures par le curé de la paroisse ou son desservant.
L'Edit de Villers-Cotterets en 1539 a été la première initiative en la matière.
François Ier, Roi de France, souhaitait que tous les curés du Royaume enregistrent les
baptêmes, mariages et sépultures de leurs paroissiens afin que toute personne ait son
état civil (il s'est produit assez souvent plusieurs longs et coûteux procès entre
certaines familles). Mais cela n'a pas été beaucoup entendu.
La Flandre est conquise par Louis XIV, Lille est prise en 1667 par les armées du Roi.
Dès lors, la région est soumise aux institutions françaises.. Le curé se doit de
rédiger deux registres paroissiaux identiques dans leur contenu, l'un reste à la
cure, l'autre est renvoyé chaque année au siège de la Gouvernance de Lille. La
collection du greffe débute en 1694 jusqu'en 1716, reprend en 1737 jusqu'en
1792. Apparemment la période comprise entre 1717 et 1736 n'a pas connu de greffes
des registres de catholicité; cela est sans doute dû aux troubles suite à la mort de
Louis XIV en 1715.
En 1736, un décret royal oblige, sous peine d'amende, tous les curés et desservants
d'enregistrer quotidiennement dans un registre, sous une forme bien précise, les
actes de baptêmes, mariages et sépultures. Un modèle est joint chaque année à partir
de 1743. On y indique la façon dont doit être rédigé l'acte, avec un rappel du
décret royal de 1736.
Le 25/09/1792, la France Révolutionnaire décrète l'institution de
l'Etat-Civil. L'Officier de l'Etat-Civil supplante le curé, ne serait-ce
que pour l'enregistrement des naissances, mariages et décès, qui s'effectue
depuis cette date à la Mairie de la Commune. Le Maire, en tant qu'Officier de
l'Etat-Civil, signe les actes ou délègue cette tâche à un élu ou à un
Secrétaire de Mairie.
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