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Pour la seizième année consécutive, les membres de notre association "Erquinghem-Lys et son Histoire ont présenté, les 11, 12 et 13 novembre 2005, leur exposition annuelle qui, une fois encore, a été visitée par un large public.
Malgré l'énorme travail qui avait été entrepris en début d'année, afin d'être prêts le 5 juin pour l'inauguration du "Musée de la cité d'Ercan", nous avons réussi à mettre sur pied un ambitieux programme.
Le thème retenu tournait "Autour des vieilles pierres d'Erquinghem-Lys, églises, chapelles, châteaux", et la récente restauration du clocher de l'église n'était pas étrangère à ce choix.

De nombreuses photographies montraient l'église Saint-Martin telle qu'elle était avant sa destruction lors de la Première Guerre mondiale, et d'autres, inédites, provenant des archives diocésaines, représentaient les différentes étapes de sa résurrection.
Des bannières, des chasubles (ici à gauche) et des objets du culte étaient aussi exposés, voisinant près de l'ancien coq (ci-dessous) descendu du clocher en 1991 et du mécanisme de l'horloge qui fonctionna de 1927 à 1970 (photo à droite).
Les images des deux chapelles, bâties sur le territoire de la commune, avaient trouvé place tout à côté, et des documents des archives départementales signalaient la présence d'autrefois du château élevé sur la motte féodale (aujourd'hui le parc Déliot).
Il est à noter la participation du "Musée de la Vie Rurale de Steenwerck", de l'association "Toudis Simons", des "Archives Départementales", et de celle du "Club Philatélique Chapellois", toujours fidèle depuis la naissance de l'association "Erquinghem-Lys et son Histoire", qui aligna près de 360 feuilles axées sur ce thème.
Le président de l'association, Michel Cocqueel, remercia tous ceux qui contribuèrent au succès de cette exposition. Il salua les nombreux présents, parmi lesquels Bernard Haesebroeck, conseiller général.
Alain Bézirard, maire d'Erquinghem-Lys, exprima sa satisfaction pour le travail accompli.
Le samedi 12, la municipalité et l'association "Erquinghem-Lys et son Histoire" ont accueilli le régiment britannique du "Duc de Wellington", un régiment prestigieux qui, depuis sa création en 1702, s'est illustré sur de nombreux champs de bataille, et dont le 4° bataillon était posté à Erquinghem-Lys en 1918.
Sir Evelyn Webb Carter, colonel honoraire en chef du régiment, prononça un discours, et passa les troupes en revue en compagnie d'Alain Bézirard.
Celui-ci remit la clé de la ville au régiment, en hommage au courage des soldats britanniques qui combattirent en 1918 sur le front de la Lys. A noter que c'est la première fois qu'un régiment militaire britannique est ainsi honoré par une ville française.
Puis, le régiment défila dans les rues de la cité pour se rendre, avec une délégation française, au mémorial "Poulter".
Devant la stèle, le général Dick Mundell développa les grandes lignes de la bataille de la Lys en avril 1918, et expliqua de quelle façon le soldat Poulter obtint, pour sa bravoure, la "Victoria Cross", la plus haute distinction militaire britannique.
Une petite-fille et une arrière-petite-fille de Arthur Poulter étaient aussi venues d'Angleterre pour assister à cette cérémonie qui put se réaliser grâce à Jack Thorpe, un des membres de l'association.
Après la remise d'une couronne de poppies, tous regagnèrent la salle de sport où se tenait l'exposition pour trinquer au verre de l'amitié. En souvenir d'Arthur Poulter qui était un ancien ouvrier de brasserie, la maison Timothy Taylor avait apporté plusieurs hectolitres de bière anglaise qui contribuèrent à célébrer la fraternité anglo-française.
Alain Fernagut Le 2 décembre 2005
Pour voir le reportage sur la remise des clés au Régiment du Duc de Wellington, cliquez ici.
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