| | Qui ne connaît pas Paul DOLLET? | | | |
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C’est une figure locale que l’on voit régulièrement sillonner les rues de la ville, toujours gai et souriant, n’hésitant jamais à saluer l’un, à dire un mot plaisant à un autre, à parler de ses souvenirs….
Les plus anciens se souviennent bien de lui lorsqu’il exerçait le métier de cordonnier (son échoppe était située rue Delpierre), et lorsqu’il parcourait les rues d’Erquinghem-Lys et des environs au volant de sa camionnette pour vendre ou réparer des chaussures.
Paul a accepté volontiers l’invitation des trois membres de l’association « Erquinghem-Lys et son Histoire ». Il leur a longuement relaté son aventure en Allemagne lors de la seconde Guerre Mondiale.
Voici un extrait du récit repris par Alain FERNAGUT.
Déporté du travail, la chance fut avec lui.
L’Erquinghemmois Paul DOLLET est né le 28 Juin 1921 à Choisy-le-roi (Seine et depuis 1964 Val de Marne) où ses parents s’étaient retirés après avoir évacué Armentières lors de la Première Guerre Mondiale. Son père, travaillant au tissage Coisne et Lambert, rue de la Paix, avait jugé préférable de suivre les industriels qui s’étaient réfugiés dans cette ville pour y installer une usine « provisoire ».
La guerre terminée, sa mère manifeste le désir de rentrer dans le Nord. Le projet est souvent reporté, et Paul a sept ans lorsque la famille est de retour à Armentières.
Il est alors scolarisé à l’école Saint-Edouard, rue Denis Papin, chez les Frères, où il reçoit une éducation rigoureuse. Et à 12 ans, il entre dans le monde du travail. D’abord au tissage Cardon chemin du Bac du Crocq (avenue Pierre Brossolette), puis à la brasserie Motte Cordonnier, avenue Bayard (rue Roger Salengro), où sa principale occupation consiste à réparer des caisses en bois.
Requis au S.T.O. A la déclaration de la Seconde Guerre Mondiale, Paul vient d’avoir 18 ans. Il évite le service militaire, mais, en décembre 1942, il est requis par le S.T.O. (service du travail obligatoire). Reconnu apte à la visite médicale passée à l’école communale de la rue Gambetta, il est aussitôt dirigé vers l’Allemagne, avec ses compagnons d’infortune, via Lille, Bruxelles et Aix la Chapelle.
Ils sont 20 de la région armentiéroise : 16 d’Armentières, 2 d’Erquinghem-lys, 1 de Fleurbaix et 1 de Bailleul. Ils sont ensuite « hébergés » quelques jours dans une prison, à Halle, d’où ils reçoivent, chacun d’eux, leur destination finale.
A Hohenleipisch.
Paul est envoyé dans un camp de munitions, à Hohenleipisch (au nord de Dresde), un petit village sis à 80 kilomètres de la frontière polonaise. Là, Paul n’est plus que le numéro 4584.
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L’histoire de notre ami Paul est tellement exceptionnelle que l’association songe à vous la faire partager en éditant prochainement un recueil.
Paul retrouvera sa famille au milieu de l’année 1945, laissant derrière lui une tranche de vie qu’il n’oubliera jamais, et qu’il se plaît à raconter.
Tout comme Paul, vous avez peut-être des documents très intéressants en votre possession ou des témoignages à relater.
Alors, surtout n’hésitez pas.Contactez dès à présent l’un ou l’autre des membres de l’association.
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