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Articles published in 2003  
 
 Two English cyclists collect themselves on the stele Arthur POULTER.
 


At the time of the inauguration of the stele dedicated to Arthur POULTER, we could admire the behaviour and the service of the Regiment of the Duke of Wellington, this one had raised its presence this ceremony ô how much moving. Currently this regiment is based in Germany with Osnabrück.

In order to recover funds to allow the veterans of the Regiment to go to Germany to celebrate there tercentenary this one, two British citizens, Roger HALEY and Robin EAMES, carried out a long tour, including one great part with bicycle.

 

Started from Halifax where the Headquarters of the Regiment are, they went to Hull then took the boat for Zeebrugge.

After having gone to Waterloo, they took the road d’Ypres.

There, Robin EAMES could read with emotion the name of his uncle, Luther DOBSOM, engraved on the Door of Menin.

With Erquinghem-Lys, the two cyclists wanted to see the stele set up as a honnor of Arthur POULTER.


Lastly, after Lille, they could regain the d’Osnabrück city.

 

 

 Michel Mahieu (1891 - 1918)
 

Aux Acquêts, se situe la rue des frères MAHIEU.Ils étaient deux : Auguste et Michel.

Si Michel est natif d’Armentières, il ne faut pas oublier qu’il réalisa ses premiers essais d’aviateur à Erquinghem-Lys, sur les terrains de la blanchisserie Mahieu, situé aux Acquêts (la filature et le tissage se situaient route d’Houplines et la maison de commerce à Armentières.

Michel MAHIEU naquit le jeudi 1er Octobre 1891 à Armentières.
Il apparaît dans le recensement de 1896 (1) avec son père Auguste MAHIEU, maire d’Armentières de 1878 à 1891, manufacturier, et sa mère Marie Louise d’ANDRIES.

Son frère Auguste âgé de 8 ans apparaît aussi. Il disparaîtra au Bois des Caures en 1916, s’étant illustré avant-guerre par goût de la chasse en Afrique (des photos avec zèbres, éléphants, et autres animaux abattus nous sont parvenues).

La famille est accompagnée, dans le recensement, d’une cuisinière d’origine belge, d’une femme de chambre française et d’une institutrice anglaise.
Dès sa prime jeunesse, il se trouve attiré par les nouveautés, les automobiles tout d’abord. Il possède et roule sur la voiture que lui a achetée sa mère, veuve en 1900. Il s’agit d’une Sizaire et Naudin, 12 H.P., numéro d’ordre dans la série 1068 immatriculée 468 D 1(2).

Il réside encore rue des jésuites à Armentières. En septembre 1907 s’est créée à Lille une association baptisée « Nord Aviation » sous la férule de Fernand SCRIVE et d’Alfred de MONTIGNY, vice consul de Bolivie à Lille.
Michel MAHIEU y adhère très tôt et participe aux démonstrations du planeur pliant de Fernand SCRIVE.

Du dimanche 22 août au dimanche 29 août 1909, il participe à la grande semaine d’aviation à Reims en Champagne en tant que passager de Etienne BUNAU-VARILLA. Le mercredi 1er Septembre 1909, il obtient le 6éme brevet de pilote planeur délivré par le Nord-Aviation. Son champ de manœuvres est celui de Ronchin où il devient assidu.

Le dimanche 19 Septembre 1909, au meeting de Tournai (B), il réussit des performances remarquables avec son planeur.
Il invite, le samedi 2 Octobre suivant, les membres de Nord-Aviation à Armentières pour assister aux essais du monoplan construit par MAHIEU.

Rappelons qu’il effectue de brillantes études à HEC. Il reçoit en cadeau de sa mère un biplan Henry Farman pour le succès de ses études. Dés lors, il ne cessera plus de voler en France et ailleurs.

En juillet 1910, il obtient sur un Blériot, son brevet, de l’aéro-club de France, le N° 168. Il va tenter par deux fois sa chance dans le grand prix institué par l’Automobile Club de France pour l’aviateur qui, dans un délai maximum de 36 heures, aura réalisé avec un passager le meilleur temps sur le parcours Paris-Bruxelles aller et retour.

Le lundi 26 Septembre 1910, il doit s’arrêter à La Fère (3) car l’aile de l’aéroplane est endommagée. Persévérant il remet ça le vendredi 28 Octobre 1910 avec DEMANTHE. Il s’arrête cette fois à Braine-le-comte (B) (4).

En 1911, le samedi 23 septembre, il atteint l’altitude de 2460 mètres en 58 minutes sur un biplan de 914 kilos. Cet évènement se déroule à Issy les Moulineaux et déclenche des relations dans toute la presse internationale : New-York Herald, Daily Mail, et Der Tag. Il s’agit d’un record du monde d’altitude avec passager pour un appareil doté d’un moteur Renault.

Seul le froid l’empêcha de continuer plus haut son ascension.
Les Armentièrois de l’époque n’avaient d’yeux que pour le jeune MAHIEU, ancien élève de l’institution Saint-Jude.

Il fut un des rares pilotes civils qui passa son brevet militaire avant son entrée au service militaire. En effet, il obtint son brevet militaire le dimanche 4 février 1912.

Le dimanche 21 avril 1912 il vole sur Sanchez-Besa avec un passager et atterrit au meeting de Juvisy (5). Le dimanche 15 Septembre 1912 il effectue un vol superbe à Ronchin pour l’inauguration d’un nouveau hangar du Nord-Aviation (6). Le vendredi 27 septembre 1912 il réalise le vol Douai-Issy-les-Moulineaux mais plus tard, casse l’aile de son appareil en bout de ligne sur l’aéroport de Villacoublay.

Cela ne l’empêche pas d’incorporer, le mercredi 9 octobre, la 6éme Compagnie du 2éme Groupe Aéronautique de Reims.
Il participe en 1913 aux grandes manœuvres du Sud dans une escadrille Voisin. Il écrivait en 1913 dans la revue « Les Annales » ceci : « D’après moi, grâce aux besoins militaires qui lui permettront de survivre, l’aéroplane finira par rentrer dans la pratique. On possédera un aéroplane dans les mêmes conditions qu’une automobile et pour aller plus vite que le train. On pourrait construire sans peine des avions où le pilote conduirait sans voir, simplement avec des instruments ».

Les progrès de l’aviation civile sont là pour démontrer la justesse de ces propos d’avenir formulés il y a près de 90 ans.

MAHIEU s’illustra avec éclat dans la guerre 1914-1918 dans l’aviation de bombardement, totalisant près de 140 expéditions de bombardement de nuit à la tête de l’escadrille Voisin 114 à l’insigne des Chouettes. Il fut mortellement atteint le vendredi 3 mai 1918 dans la Somme.

Il avait reçu les décorations suivantes : La légion d’Honneur (JO du Mardi 29 décembre 1914). La Croix de Guerre avec 6 citations mercredi 7 juillet 1915, lundi 30 août 1915, dimanche 22 juillet 1917, dimanche 6 janvier 1918, dimanche 30 juin 1918. L’Ordre du Mérite militaire espagnol et la médaille de Sainte-Anne de Russie.

Pour honorer sa mémoire, sa mère fit ériger par le sculpteur Lillois Hippolyte Lefebvre, Prix de Rome, un monument en bronze inauguré le dimanche 5 octobre 1924 où il figure avec son frère. Il se situe rue Jean Jaurès à Armentières. Une médaille fut aussi réalisée par le sculpteur Lillois.

 

Article écrit par Luc Hazebroucq

(1) A.M.A. D.D.U. 1.755.361 – N° 5 - 1896
(2) A.D.N. 506W – Registre 147608 N° 3369 du 17/4/1908
(3) La vie au grand air – 13éme année – N° 628 (1/10/1911)
(4) La vie au grand air – 13éme année – N° 633 (11/1910)
(5) L’aérophile du 1/5/1912 (page 202)
(6) Le Nord Illustré – 4éme année – N° 1/10/1912

 

 Le Général de Gaulle s'arrête à Erquinghem-lys.
 

C’était le 25 Septembre 1959…

Après son installation au Palais de l’Elysée, le 1er Août 1959, le Général de Gaulle entreprit de visiter la France, région par région.

Ce fut au cours de son cinquième voyage qu’il vint dans le Nord – Pas de Calais et, pendant quatre jours exténuants, du 24 au 27 septembre, ce fut un véritable marathon où tout (ou presque tout) avait été programmé et minuté.

Partout sur son passage, qui le mena du Touquet à Lille, ce ne fut qu’acclamations et bains de foule.

Le vendredi 25 septembre, après avoir déjeuné à Béthune, le Général de Gaulle partait pour rejoindre Armentières. Mais avant d’y arriver, il y eut bien des arrêts. Notamment à Locon, à Lestrem où les enfants de l’école Saint Vincent avaient dévalisé les rosiers des religieuses, à La Gorgue, à Estaires et, à Erquinghem-Lys où il ne s’arrêta que quelques minutes.

A 15h10, il faisait son entrée à Armentières, où il fut reçu à l’hôtel de ville par le Maire, Gérard HAZEBROECK, qui lui présenta le Conseil Municipal et les notabilités.
En pénétrant dans le salon d’honneur, le Président fut accueilli par un vivat flamand, ce qui ne l’avait pas trop surpris, car il connaissait bien nos coutumes, étant lui aussi du Nord.
Puis, du perron de l’hôtel de ville, en présence de Maurice SCHUMANN, député de la circonscription, le Général de Gaulle s’adressa à la foule.

Dans son allocution, outre divers problèmes, il fit allusion aux difficultés sociales. Ce fut un roulement continu d’applaudissements, de cris et d’acclamations chaleureuses des Armentièrois, à qui le chef de l’état demanda de chanter « La Marseillaise ».

Et on remarqua, au premier rang de la foule enthousiaste, un brigadier des douanes belges qui, manifestant sa sympathie pour le Président, se mit à en entonner notre hymne national, d’un accent particulièrement sonore.

Le cortège quitta ensuite la cité, à 15h25, pour se diriger vers Hazebrouck et Dunkerque.Il fit encore une halte à Nieppe où le Président désirait y rencontrer son vieil ami, Jules HOUCKE, Maire de la commune.

Le Général de Gaulle n’avait passé que quelques moments dans chaque commune où il s’était arrêté, mais ces courts instants avaient suffi pour qu’il soit près du cœur de la population qui était venue clamer en lui tout à la fois le Libérateur de la Patrie, le Président de la République et l’homme du Nord.

 

Article écrit par Alain FERNAGUT.

 

 Once upon a time.
 

Voici quelques années, un adolescent habitant Erquinghem-Lys trouvait sur un trottoir (sans doute un jour de ramassage des encombrants) un cahier. Quelques années plus tard, devenu professeur licencié en Histoire, il offrait ce précieux document à l’association « Erquinghem-lys et son Histoire ».

Mais que pouvait donc contenir ce cahier ?
Des brouillons. Des brouillons de lettres écrites en 1917 par Andréa FAUQUENOY, Erquinghemmoise réfugiée en Normandie, à Bretteville-sur-Odon, commune jouxtant la ville de Caen. A cette époque, Andréa n’a que 14 ans. Les brouillons- écrits à la plume et à l’encre violette- ont été corrigés (par un instituteur peut-être).

D’instituteurs, il en est justement question dans une lettre datée du vendredi 4 mai 1917, adressée à Léona WATTELLE qui vivait dans une ferme rue Delpierre à Erquinghem-lys. En voici l’extrait : « Aujourd’hui, on a fait l’enterrement d’un soldat, fils du cordonnier de Bretteville qui était revenu chez ses parents et y est mort par suite de ses blessures de guerre. Avec son frère et son beau-frère, c’est le troisième qui meurt au champ d’honneur. Tous trois étaient instituteurs.

« Instituteurs », ce mot ne pouvait qu’interpeller Philippe DEMON, Trésorier de notre association, d’autant plus qu’à Bretteville-sur-Odon habitent les parents de sa filleule ! « Le hasard fait bien les choses !!! »
Les recherches commencent aussitôt.

Jack THORPE, secrétaire adresse un courrier à la Mairie de Bretteville. Oui, il y a eu un cordonnier en cette commune avant la Première Guerre Mondiale. Une reproduction de carte postale nous est envoyée avec ces mots : « Le cordonnier s’appelait Monsieur GUILLEMETTE. Pour plus de renseignements, voir auprès de sa petite fille, Madame TROUVE ».

Sans tarder, le trésorier envoie une lettre à cette dame. Quelques jours plus tard, Madame PIOCHON, belle-sœur de Madame TROUVE nous téléphone : « Ma belle-sœur est trop âgée pour vous répondre (elle a 93 ans), par contre je suis prête à vous fournir photos et renseignements au sujet des personnes dont il est question dans la lettre de Mademoiselle FAUQUENOY ».

Et c’est ainsi que le samedi 2 Août 2003, Philippe DEMON rencontrait Mme PIOCHON, en son domicile à Louvigny.
Elle avait préparé des photos et consigné quelques précieux renseignements : Eugène GUILLEMETTE et Célestine CAUCHARD ont eu 7 enfants (3garçons et 4 filles). Mr GUILLEMETTE était cordonnier –bottier, il employait 3 ou 4 ouvriers qu’il logeait et nourrissait. C’était l’époque du compagnonnage.

Raoul, un de ses fils, est né en 1896. Il était Normalien, a été mobilisé en 1915, est mort le 1er mai 1917, des suites de ses blessures. Comme l’atteste Melle FAUQUENOY, il a été enterré le 4 mai 1917.


Article écrit par Philippe DEMON

Copyright © 2005 Erquinghem-Lys.com Dernière mise à jour le : 14/04/2007 Retour